Zéro Déchet

La réparabilité, une arme anti-gaspillage promue par la loi

Mettre fin au gaspillage pour préserver nos ressources naturelles, mobiliser les industriels pour transformer nos modes de production, renforcer l’information du consommateur et améliorer la collecte des déchets : tels sont les quatre grands piliers de la loi anti-gaspillage et pour une économie circulaire. Pour une prise de conscience écologique enfin légiférée.

Le projet de loi anti-gaspillage et pour une économie circulaire  a obtenu l’aval de la commission mixte paritaire qui s’est réunie ce 8 janvier 2020. Il devrait être définitivement adopté par le Sénat et par l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines. Par ce texte, le gouvernement, l’assemblée nationale et le sénat ont traduit des préoccupations qui ont été exprimées clairement par les Français à l’occasion du grand débat national initié en décembre 2018. « Sur 150 000 contributions portant sur la transition écologique, 70 000 mentionnaient la question des déchets, pas assez triés, collectés, réutilisés, recyclés ou valorisés », annonçait un communiqué du Conseil des Ministres en juillet dernier.

Parmi les mesures clefs, qui visent l’écoconception jusqu’à la gestion des déchets, le texte explicite des critères répondant à son esprit, et notamment :

1.   La durabilité et la réparabilité

Pour Kippit, c’est le fait de produire des équipements solides, réparables et recyclables. C’est dans cet état d’esprit que nous avons conçu les équipements :

–          Une épaisseur suffisante de matières premières, inox et plastique en particulier, pour résister aux usages et au temps ;

–          La possibilité de démonter les appareils, pour que toutes les pièces soient accessibles et donc réparables

–          Le choix de composants standards et d’outillages simples, disponibles pour le grand public

–          La rétrocompatibilité, pour que des innovations puissent s’adapter aux séries plus anciennes et déjà en utilisation par les consommateurs

2.   L’incorporation de matières recyclées

kippit intègrera 10 à 20% de matières recyclées dans les pièces plastiques de ces équipements, sans risque de détérioration des caractéristiques mécaniques du produit. Pour certaines séries, il est prévu d’utiliser des plastiques 100% recyclés, en réutilisant des déchets des matières utilisées pour la fabrication des équipements initiaux. Nom technique de ces déchets : les carottes. Une série de la bouilloire Jaren en montrera l’exemple.

3.   Les possibilités de réemploi

Il s’agit de pouvoir réutiliser des pièces conçues pour un équipement sur un appareil différent. Chez kippit, c’est notamment le cas de l’écran de visualisation, qui s’adapte sur la plupart des produits déjà imaginés pour la gamme.

4.   La recyclabilité

A l’exception des éléments électroniques (mais on y travaille !), la majorité des matières premières utilisés pour la fabrication des produits électroménagers kippit sont recyclables, à l’instar de l’inox ou du plastique.

La plupart de ces critères sont traduits dans l’indice de réparabilité imaginé par le label indépendant Longtime. Comme Elsa Lomont et Florent Preguesuelo, initiateurs du label, et comme d’autres, de plus en plus nombreux, kippit milite pour que les producteurs et les consommateurs favorisent les meilleures pratiques pour l’environnement. Notre action s’inscrit dans l’intensité et dans la durée pour partager ces pratiques respectueuses de notre planète bleue… ou orange, comme la voit le poète.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.