Parole de Kippers

Quand deux itinéraires se rejoignent autour des logiciels libres

Mon parcours

Je suis rentré dans la vie active muni d’un DUT génie électrique et ai fait l’essentiel de ma carrière chez des équipementiers automobiles. Je suis passionné par la technologie, les techniques de productions mais pas trop par la science pure. J’ai un intérêt particulier pour l’exploration spatiale, la robotique et l’intelligence artificielle. J’aime la Science-fiction, le cinéma et la lecture. Mon activité physique favorite est la marche ou la randonnée, de préférence en moyenne montagne mais le bord de mer c’est très bien aussi.

Convictions

Mon côté techno est doublé d’un réel attachement à l’écologie, la préservation de l’environnement et la justice sociale. Le gaspillage me pose problème, quel qu’en soit la forme ou la raison. Je prends pour moi, l’idée que nous devrons rendre des comptes à nos enfants sur l’état du monde que nous allons leur laisser.

Je suis opposé à toute privation de liberté, aussi bien fondamentales que réparer, modifier ou hacker des objets qu’on a acquis légalement. Selon moi, le partage et l’entraide créent plus de richesses que l’appât du gain et la compétition.

Je suis agnostique mais je pense que s’il existe un après, nous devrons y rendre des comptes. Je n’admets pas de laisser quelqu’un d’autre décider à ma place, du bien et du mal.

Les logiciels libres (free software)

Depuis, les années 90, je suis un supporter des logiciels libres et des alternatives à Windows, OS X (Apple) et aujourd’hui Android. J’ai un PC sous Linux depuis plus de 30 ans et travaille presque exclusivement sous cet environnement. Pendant des années, un de mes hobbies a été de reconstruire des PC à base d’éléments de récupération et de céder à des personnes peu fortunées. Je proposais toujours d’y installer Linux mais avec peu de succès.

Le matériel libre (open hardware)

Au milieu des années 2000, une nouvelle branche du libre s’est fait jour, le matériel libre.

Un des premiers avatars de ce phénomène fut Arduino. Arduino est une sorte mini-ordinateur mono carte, facile d’accès, peu coûteux, capable d’interagir avec le monde extérieur et libre. Pour le matériel, la liberté signifie que les schémas électriques et les plans mécanique sont publics et qu’on peut les reproduire sans payer de licence. Le logiciel et l’environnement de programmation Arduino sont également libre.

Plus récemment, est apparu le Raspberry Pi. C’est également un ordinateur monocarte libre mais sa puissance de calcul lui permet d’être utilisé comme un vrai PC.

Les imprimantes 3D

Au début des années 2010, des makers assemblent leurs propres imprimantes 3D avec des éléments du commerce, des cartes Arduino et des logiciels libres. J’ai été enthousiasmé par ce phénomène. J’ai acheté ma première imprimante 3D, une Dagoma Discovery, à Noël 2015. Depuis, l’impression 3D fait partie de mes loisirs. Aujourd’hui, en achetant les éléments de bases et en lisant des tutoriels sur le net, n’importe quel bricoleur (ou maker) peut assembler son imprimante 3D. Il peut même utiliser des pièces imprimées en 3D ou usinées par d’autres makers. Son imprimante assemblée, il pourra fabriquer des pièces pour d’autres imprimantes 3D. Nous sommes en présence de machines communautaires, libres et auto-reproductibles !!!

kippit

Le déclic :

Mars 2020, kippit lance sur Ulule, le financement participatif de sa bouilloire JAREN.

Cette bouilloire sera le premier appareil électroménager libre. Je flashe immédiatement sur le concept.

Je regrette encore d’avoir eu la flemme d’aller à Paris au MIF Expo 2019 ou j’aurais pu rencontrer l’équipe de kippit.

Les autres points comme la fabrication en France, le design, la robustesse ou les accessoires ne sont pour moi que du bonus. J’ose à peine dire que sur le coup, je m’en fichais complètement.

Kareen et Jacques ont suivi un autre parcours que le mien et ont lancé kippit pour d’autres raisons. L’une d’elles est la lutte contre l’obsolescence programmée.

Obsolescence programmée et plus :

Il se trouve qu’un appareil libre sur plan matériel et logiciel est intrinsèquement protégé contre l’obsolescence programmée. En effet, les plans, les schémas électriques et les sources des logiciels sont disponibles avec la licence adéquate. N’importe quel industriel ou bricoleur éclairé peut donc légalement, fabriquer des pièces de rechange pour cet appareil.

Cerise sur le gâteau, il peut et a le droit de concevoir des améliorations ou des accessoires, de les fabriquer et de les proposer/vendre à la communauté. J’ai la conviction que tout un écosystème pourra se créer autour de l’électroménager libre.

Cette communauté n’en est qu’à ses balbutiements mais elle a déjà un nom : Les Kippers !
J’espère que l’écosystème suivra rapidement …

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Article de blog rédigé par un Kippers :

Xavier Philippon Kippers kippit logiciels libres

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